lundi 22 août 2016

Milieu de voyage, et à part ça ?

Hello !

Voici le milieu du voyage qui pointe le bout de son nez, l'occasion de vous parler de notre quotidien. Vous en avez peut être marre des photos et des descriptions, alors voici un article qui sort de l'ordinaire. Voici le "off" du voyage, avec quelques questions pratico-pratiques que vous vous posez peut être. Bref, notre "vrai" quotidien !

Ce n'est pas trop long ?
Et bien en regardant tout ce qu'on a déjà fait, c'est tellement énorme, qu'on se dit que ces quatre premiers mois sont bien vite passés. Et quand on regarde tout ce qu'on aimerait encore voir et vivre avant d'arriver à Ushuaia, et bien on n'aura pas de trop des quatre mois restants !
Par contre on ressent des manques affectifs qui deviennent clairement importants : la famille, les copains et copines... Ça nous semble vraiment très long de devoir attendre encore quatre mois pour vous revoir... Mais bon c'est le jeu, et les retrouvailles devraient être au top, alors on patiente.


Vous mangez bien ?
Côté alimentation, oui ça va bien, on n'a pas de manque insupportable. Bon Céline commence à manquer cruellement de vrai bon chocolat, malgré le ravitaillement d'Anaïs et Jade, mais on a trouvé enfin un pot de nutella en Colombie, alors ça va mieux ! :-) (non pas que ce soit du bon chocolat, mais ça fait l'affaire). La cure de fruits colombiens était parfaite, mais même avant on a toujours bien mangé. On verra combien de temps on tient avec les empanadas et le poulet, mais jusqu'ici ça va. On ne dirait évidement pas non à un beau plateau de fromage, du saucisson avec du bon pain et un verre de rouge, on est bien d'accord...


Mais comment organisez-vous tout ça ?
Alors non, on n'avait rien prévu avant de partir, sauf les billets d'avion (dates et destinations). On a généralement une bonne idée de ce qu'on va faire dans les cinq prochains jours, mais rarement plus. Tout se décide concrètement de la veille pour le lendemain (transport, logement), ou le jour même, mais rarement avant sauf en cas de réservation obligatoire (certains déplacements en bus, excursion particulière...). Le bouche à oreille fonctionne bien quand on rencontre d'autres voyageurs, on échange des conseils, des impressions et des bons plans. Ça permet aussi de reboucler des infos plus ou moins fiables parfois.
On utilise énormément internet, c'est la première fois qu'on voyage de cette manière, mais puisqu'on a internet si facilement quasi-partout, on ne s'en prive pas. On trouve tout ce qu'il faut : balades, sites remarquables, hébergements (on ne le faisait jamais autant avant, mais on gagne du temps en arrivant sur place et les tarifs sont souvent très intéressants via le net). 


Finalement entre l'organisation des jours à venir, la tenue du blog à jour, le tri des photos, l'écriture des mails, on n'a jamais vraiment de temps mort. Ça vous surprendra peut être, mais on a toujours l'impression de manquer de temps ! Incroyable mais vrai... On a évidemment le temps de profiter, mais c'est fou comme tous ces à-côtés sont chronophages.

Pas de casse matos ?
C'est dingue comme toutes nos affaires s'usent petit à petit. Comme tout ce qu'on a emporté a été minutieusement choisi pour ne pas avoir trop de poids dans le sac (notre ennemi n°1), et bien on se sert de tout, constamment, et forcément ça s'use. On a 15kg chacun (petits + gros sacs), appréciez la performance... :-) Du coup notre garde robe est bien restreinte et bien sollicitée. On a eu un bon ravitaillement par Anaïs le mois dernier, ce qui a permis de repartir sur de bonnes bases pour la suite : nouvelles chaussures, fringues, nouveau réchaud, nouveau matelas et le fameux chocolat !
Un peu de bricolage-rafistolage s'impose régulièrement, mais globalement il nous faut vraiment être soigneux. Notre filtre à eau montre quelques signes de faiblesses ces derniers jours, à suivre... Globalement on ne s'attendait pas à autant d'usure sachant qu'on avait opté pour du matériel de qualité au départ.


Pas de soucis de santé ?
Rien de grave à déplorer jusqu'ici, mais quelques coups de moins bien quand même. Un orteil sans doute fêlé en Calédonie pour Céline, une grosse fièvre en Colombie pour Vincent qui nous aura valu un passage à l'hôpital pour se rassurer. À part ça tout va bien, mais nous sommes vigilants, car la fatigue n'est jamais très loin.


Et le budget ça passe ?
Jusque là on est autour de 36€/pers/jr, au-dessus de notre budget de 33€/pers/jr. Même si les pays chers sont plutôt derrière nous à présent, ils ont quand même laissé des traces, surtout les dix jours japonais.
Le Pérou et la Bolivie devraient maintenant être nettement en-dessous de 30€/jr chacun ce qui devrait nous permettre de rattraper le coup. La bonne nouvelle est que Simone a été vendue ! Notre voiture de Nouvelle-Zélande, vous vous souvenez ? On a plutôt bien joué sur ce coup, merci Chris !

Vous allez vraiment rentrer ?
Oui, on ne compte pas prolonger. Parce qu'on a très envie de revoir du monde, parce qu'on ne dira pas non à un petit confort quotidien, et surtout parce qu'on aime notre vie en France ! On pense tous les deux qu'on prendra plaisir à reprendre le travail, et puis de toute façon la réalité financière nous rattrapera... Du coup, le retour, on ne l'appréhende pas (encore?). À suivre...


Et vous vous supportez toujours ?
Céline : aucune zone d'ombre à l'horizon, tout se passe à merveille. On pourrait penser qu'en passant 24h/24 ensemble il y aurait des moments difficiles, mais au contraire on est on ne peut plus complémentaires. Une expérience de vie qui restera gravée à jamais...
Vincent : Oui oui, heureusement qu'on est deux, on peut compter sur l'autre si on a un coup de mou. Et puis on ne voit jamais les mêmes choses, c'est trop bien de partager tout ça ! En ce qui concerne la promiscuité, être rarement à plus de 20m l'un de l'autre pendant si longtemps, ça peut franchement faire peur, mais non ça passe tout seul ! Enfin heureusement que Céline est là, d'une efficacité diabolique pour dégoter un bon plan ou une info sur internet. C'est LA chef organisation ! (Ah et puis Vincent c'est LE chef matos ! Céline)


Voilà un petit aperçu de l'envers du blog, de notre vrai quotidien, de nous en dehors de toutes ces belles photos. En tous cas on est bien conscients de vivre une aventure complètement fantastique, qui nous en met plein les yeux, plein le cœur et plein la tête ! Aucune lassitude ressentie jusqu'à présent, on ne peut pas vivre ça à moitié, alors on savoure pleinement chaque jour qui passe !

La bise quotidienne...

Bilan de la Colombie

Buenos dias amigos !

Nous voici déjà à l'heure du bilan de la Colombie. Le temps s'est comme accéléré ces derniers jours, nous serions restés bien volontiers encore un bon moment par ici.  Alors qu'en est-il de ce pays qui fait peur et qui a si mauvaise presse en France ? Après les articles de notre quotidien, nous vous donnons ici ce que nous retiendrons et ce qui nous aura le plus touchés.

En premier lieu, abordons le sujet que vous avez sans doute souvent eu derrière la tête ces dernières semaines : la sécurité. Sommes-nous en sécurité en Colombie ?
Nous allons répondre en deux temps. Non la Colombie n'est pas (encore) un pays sûr. Au premier abord, les endroits dangereux sont sans doute plus nombreux que les endroits paisibles. Cependant les zones chaudes sont clairement connues, et nous avons été mis en garde régulièrement. Alors nous n'avons pas chatouillé et sommes restés dans des zones sûres, en s'assurant régulièrement de ne pas nous tromper. On a pris de la marge en respectant les règles de base : ne jamais se balader quelque part où il n'y a personne, jamais trop tard, ni trop tôt (en gros la nuit on dort...), et toujours répondre avec le sourire. Partant de ces règles de base et de notre bon sens, nous n'avons ressenti que peu d'insécurité.

Un autre point a sans doute pesé dans notre feeling sur la sécurité. Nous devons avouer que voyager avec Anaïs et Jade, jeunes, sous notre responsabilité, nous a ajouté une petite dose de stress. On ne voulait vraiment pas décevoir les parents qui nous ont fait confiance, et on ne voulait tout simplement pas se faire peur, alors on s'est peut être un peu moins détendus que si nous avions été seuls, en tous cas nous avons pris beaucoup de marge. Mais c'était tellement chouette de partager ces semaines avec elles, que ce stress est maintenant oublié !



Bogota n'a pas été inoubliable, surtout en venant directement de Nouvelle-Calédonie, sans transition. Le début fût assez... "brutal" dirons-nous.
La côte caribéenne était superbe. Mais dans la région du café les gens sont encore plus chaleureux ! Et dans cette région du café, oui, on se sent en complète sécurité.

Par contre nos coups de cœur sont vraiment nombreux. Carthagène, comme figure de proue de l'histoire coloniale du pays, fascine aujourd'hui encore par son centre historique plein de charme.


   Palomino

La côte caribéenne est superbe par des aspects bien variés finalement. Nous retiendrons aussi l'archipel San Bernardo pour sa beauté paradisiaque et son authenticité, encore bien préservé du tourisme (les étrangers croisés se comptent sur les doigts de la main). Le parc Tayrona est une vraie perle avec ses plages sauvages et ses énormes blocs de granit. C'est aussi là que nous avons croisé le peuple Kogi, qui inspire un grand respect.
La région du café sera sans doute celle qui nous aura le plus parlé. La sympathie des locaux est immense et franche. Cette riche région nous a semblé paisible, calme, tellement agréable et authentique.
Et Medellin... Ville dans laquelle nous aurons compris des tas de choses sur le pays, la drogue et ses enjeux... C'est ici que nous aurons été le plus remués émotionnellement, pris aux tripes. Relisez l'article "Medellin, l'exemple du changement".
La Colombie, c'est 27 parcs nationaux, donc des merveilles naturelles remarquables en pagaille. On en aura eu un bel échantillon en 5 semaines, mais il en reste beaucoup : Amazonie, côte Pacifique...



   Guatape

Mais au-delà de ces lieux et paysages, nous retiendrons bien d'autres choses de la Colombie. En tout premier, nous retiendrons la gentillesse des Colombiens. Combien de fois se sont-ils pliés en quatre pour nous donner des infos ou des conseils, pour s'assurer que tout allait bien pour nous ? Ce sont des gens très avenants, spontanés et très chaleureux, contents de nous voir venir en Colombie.
Le quotidien du pays est avant tout animé par la musique. Les Colombiens ont le rythme dans la peau dès le plus jeune âge, impossible de refaire notre retard, c'est peine perdue... Par contre on a vraiment apprécié cette ambiance festive, écouter ces musiques fut un vrai bonheur, tout comme regarder les plus où moins jeunes se déhancher à toute heure de la journée.

La chaleur... Aïe aïe aïe... Oui vous allez nous dire que vous vous avez eu un été caniculaire, patati-patata... Certes on vous l'accorde, mais ajoutez un soleil au zénith (ombre minuscule à midi) et surtout l'humidité épaisse qui empêche quoi que ce soit de sécher, même les mains sont tout le temps moites sur la côte... Anaïs et Jade auront vécu les deux et vous diront que c'est pire en Colombie, n'est ce pas ? On en a bien sué, surtout Vincent...



Mais notre antidote était vite trouvé. La Colombie étant le pays où la diversité de fruits est la plus grande, on s'est fait une cure de jus de fruits incroyable. Notre préféré ? La pinte de jus de fruit de la passion et de guanabana! Au retour en France on ressort le blender du placard, c'est obligé !!!



Du côté culinaire, on trouve évidemment des fruits dont on n'a jamais entendu parler ailleurs. Et ils poussent toute l'année ! On aura aussi mangé pas mal d'empanadas, ces sortes de chaussons frits dans l'huile et garnis de viande, poulet, fromage, ou patate. On commençait à en avoir bien marre de ces trucs gras... Sur la côte, on se sera régalé de poissons, accompagné de riz coco, hummm !
À noter que le réseau d'eau est potable très souvent dans les grandes villes, excepté sur la côte.


La Colombie c'est aussi des défilés, l'occasion de grands rassemblements. Nous aurons eu la chance d'en croiser quelques uns, bien colorés et animés. Ils mobilisent un monde fou à chaque fois et c'est intergénérationnel. Les Colombiens ne semblent pas se lasser de ces bons moments, on se dit qu'en France les défilés auraient beaucoup moins de succès sur la durée.

Une religion ? Les Colombiens sont quasiment tous chrétiens, et plutôt assez pratiquants. Les églises ne sont jamais vides. Mais on apprendra que c'est souvent une belle apparence. On ne veut surtout pas généraliser, que les ecclésiastiques se rassurent, mais bien souvent les hommes viennent "se laver les mains" à l'église pour avoir bonne conscience. Ils ne s'accrochent pas beaucoup à leur couple, et quittent souvent le navire pour une nouvelle femme et ce plusieurs fois. Les hommes assument rarement le ménage, du coup ce sont les femmes qui font tout: ménage, travail, intendance, et élever des enfants... Les petits garçons sont rois, les mamans les laissent faire ce qu'ils veulent... Les grands-parents sont souvent d'une aide précieuse pour les mamans célibataires. A propos, les Colombiens sont très famille, à voir les groupes le dimanche, on comprend vite qu'ils sont très soudés.

Les filles utilisent beaucoup la chirurgie esthétique. Le silicone fait des ravages, principalement pour garder son "Jules" ou pour aguicher le prochain. Ce n'est pas au niveau des plages brésiliennes, mais il y a du niveau comme on dit! Il n'est pas rare d'offrir à une jeune fille pour ses 15 ans une opération pour avoir une paire de seins bien rembourrée... Triste... 
À propos, pendant qu'on est sur le sujet, le standard de beauté est à l'opposé de nos mannequins longilignes : ici les rondeurs ont franchement la cote. Et en Colombie, le temps s'arrête lorsqu'une jolie fille passe dans la rue. Autant dire que tous les deux, fins comme des haricots, nous sommes passés assez inaperçus ! :-) 

Côté surnoms on aura bien rigolé en se faisant appeler "Mi Amor" par tout le monde sur la côte. Ça surprend au début, mais c'est pour tout le monde pareil, alors on s'habitue et on en rigole ! Les surnoms sont d'ailleurs très souvent employés et nous surprennent parfois. Le plus frappant pour nous est sans doute d'entendre quelqu'un appeler une fille "la grosse", alors que c'est pourtant très affectif... Rigolo !

Côté transport, la Colombie est assez au point. En ville les taxis sont de loin le plus pratique, mais les collectivos (petits bus) permettent de faire des courtes distances à moindre coût. Pour les plus grandes distances le réseau de bus est parfaitement au point : à l'heure, confortable, climatisé, et même avec la wifi! Par contre les très grandes distances en Colombie sont plutôt déconseillées en bus : routes mauvaises, conduite dangereuse. L'avion est alors l'alternative que les Colombiens empruntent volontiers, avec des compagnies low cost au point. Presque le même prix que le bus, bien plus sécurisant, et incomparablement plus court : une à deux heures de vol contre plus d'une vingtaine en bus.



Enfin nous avons découvert un pays qui s'ouvre de plus en plus, un pays plein de dynamisme qui semble fermement décidé à tourner la page du narcotrafic. La route est encore longue, mais le travail est clairement enclenché. La Colombie va devenir une destination touristique dans quelques années, c'est certain. En tous cas c'est un pays qui nous aura charmés et séduits en profondeur...



La bise Colombienne !

Pereira et ses alentours verdoyants

Hola todos !

Nous sommes accueillis à Pereira, toujours dans la région du café, chez Santiago, Juanita et Daniel, des amis d'amis de Céline. Nous passons quatre jours avec eux dans la région pour terminer notre périple colombien.
Quel bonheur de partager ces journées avec des locaux, ça change tout ! On discute de la région, de la Colombie, de leurs projets, de la vie ici... On apprécie énormément ! Du coup on se laisse guider, ce qui n'est pas désagréable et plutôt reposant.

Lors d'un petit tour du centre ville de Pereira nous goûtons encore à de nouveaux fruits complètement inconnus jusque là : chantaduro (fruit orange fibreux qui serait en fait notre cœur de palmier en boîte), bojoro (fruit très énergétique à chair marron chocolat, qui aurait des propriétés aphrodisiaques), mangostino (fruit violet/noir à chair blanche excellente, on le retrouve aussi régulièrement en Asie). Par contre, même avec toute notre bonne volonté, on ne réussira jamais à vous décrire ces nouveaux goûts... Bref, il faudra tester un jour !

   Le Guanabana, ce fruit si présent en Colombie

    Les fruits oranges sont des chantaduros

Puis, avec Santiago et Juanita, nous partons pour un après-midi inoubliable dans un coin perdu, à Estacion Pereira. Un site "secret" accessible après trois moyens de transport peu communs que peu de touristes ont l'occasion d'emprunter. La chiva est le premier, une sorte de camion aéré, aménagé en bus, très coloré ! Après 1h30 de trajet tape-cul, la route s'arrête devant une voie ferrée qui semble à l'abandon. Ici commence la deuxième étape : la maranita, sorte de moto-palette, ou palette-moto, comme vous voudrez. En gros c'est une palette montée sur 4 roulements à billes posés à même les rails, et une moto ficelée dessus permet d'avancer puisque la roue arrière est sur un rail ! Voilà un moyen de transport ad hoc, il fallait y penser ! Le réseau ferré colombien est globalement à l'abandon aujourd'hui, et quelques portions restent praticables par ce genre d'embarcation. Des projets de restauration sont en cours. Après 15 minutes de maranita et les tympans en compote, on demande à être déposés le long de la rivière à un endroit précis. Là on crie pour appeler le gars en face qui gère la "garucha". Il nous fait traverser le fleuve à bord de cette nacelle suspendue et nous voici sur une pelouse paisible à l'ombre au bord de la rivière. Tout ça pour boire un coca et une bière ?!? Et oui c'était le concept de la balade, tout était dans le transport ! Génial !


   La chiva



   La maranita




    La guaracha



   Sans oublier le pont le plus hallucinant que nous n'ayons jamais vu jusque là !



Nous passons une autre journée avec Santiago à Marsella, un village où le temps semble s'être arrêté. Calme absolu, les anciens sont souvent accrochés à leur balcon et regardent les gens passer dans la rue. Les façades sont colorées et très soignées. On prend le temps de s'imprégner de l'ambiance avec un petit repas local et un café du coin. Les gens sont d'une sympathie immense, toujours avec un petit mot sympa. On papote avec Santiago dont on apprécie beaucoup la présence.
Les hommes jouent beaucoup au billard. On a d'ailleurs vu de nombreux grands bars à billard dans cette région. Le billard français semble faire le plus d'adeptes. Enfin, un petit tour dans le jardin botanique termine cette belle journée.










Notre dernière journée colombienne, nous l'apprécions aux thermes de Santa Rosa, pas très loin de Pereira. Là aussi, l'authenticité règne. Les Colombiens viennent passer une belle journée ici, en famille ou en couple. La musique de fond, bien agréable, n'a rien à voir avec les musiques zen qu'on trouverait en France, au contraire ici ça bouge toujours ! Le cadre est incroyable : une cascade majestueuse domine le site, un petit ruisseau s'écoule avec des vasques à débordement. L'eau chaude des bains provient des résurgences volcaniques de la région. Superbe journée, tranquille, parfaite pour se requinquer doucement.






Voilà un résumé de trois belles journées "à la colombienne" dans des recoins pleins de surprises et vraiment authentiques, encore très préservés du tourisme. On aura passé de très bons moments avec Santiago, Juanita et Daniel, mais aussi avec Christine, une grenobloise également dans le coin ! De très belles rencontres dans un endroit fantastique, de quoi nous laisser quitter ce si beau pays avec une petite larme à l'œil...


La bise colombienne ! (Ils n'en font qu'une ici !)


    Fleur de fruit de la passion

   Et le fruit de la passion, ou Maracuya. On en aura fait une belle cure en Colombie !

Salento, entre imaginaire et café

Hola les amis !

La région du café nous accueille pour notre dernière semaine colombienne.
Nous sommes bien fatigués ces derniers jours. Vincent nous a fait une grosse fièvre brutale, nous avions des soupçons de dengue ou de paludisme ce qui nous a valu quelques examens à l'hôpital de Medellin. Après une perfusion pour réhydratation et un bilan sanguin, nous voilà rassurés. Cependant, nous surveillons l'évolution de près. Céline couve une angine, on accuse un peu le coup.
Nous faisons une escale reposante à Salento pendant deux jours, un village au calme entouré de collines, où les colibris virevoltent joyeusement, et où le café pousse en pagaille.

  



Via une belle boucle, nous découvrons la vallée de Cocora où une végétation incroyable s'est installée. Comme très souvent dans cette région le temps est nuageux, les nuages jouent avec le relief. Il fait frais, car nous avons pris un peu d'attitude (2800m au plus haut).







La curiosité de l'endroit réside dans les palmiers endémiques qui y poussent. Habituellement on trouve des palmiers au bord de la mer, mais ici on trouve des palmiers de cire, des palmiers un peu bizarres puisque ils sont immenses : jusqu'à 60-70m de hauteur ! Ça donne le tournis, on en perd nos repères.
Avec ces nuages de brouillard qui vont et viennent au milieu de ces troncs immenses et filiformes, l'ambiance est mystique. Cette nature qui nous entoure est magnifique !









La région est particulièrement montagneuse (altitude max 5300m) avec le massif de Los Nevados tout près. Parmi les gros volcans environnants, l'un d'entre eux se manifeste régulièrement ces temps-ci par de gros nuages de cendres...
Le Paramo, une végétation bien particulière à la Colombie, à l'Equateur et à une partie du Pérou pousse par endroits entre 2500 et 3000m d'altitude. On retrouve notamment cette végétation dans le parc de Los Nevados. Elle se compose principalement de touffes d'herbes, d'arbustes nains, de plantes en coussinets et de rosettes géantes. Les nuages et notre petite forme nous auront malheureusement empêchés d'entrevoir ce massif qui a l'air si joli et sauvage.
Nous nous posons au retour dans un café au centre du village et regardons le gens passer. C'est dimanche, le jour où il y a le plus de monde, les Colombiens sortent profiter d'une journée en famille. L'ambiance est excellente, on se régale à observer tout simplement ce qui se passe autour de nous.



Deux papis assis sur un banc dans la rue chantent et jouent de la guitare, avec leur beau chapeau. Ils sont simples, beaux, charmants, les gens s'arrêtent, écoutent, chantent avec eux... Un beau moment qui nous donne des frissons !


En plein cœur de la région du café, d'énormes cafetières trônent sur le bar de chaque échoppe. De vieilles machines à pression pour des expressos, cappuccinos, ou autres, qui ont dû déjà voir des litres et des litres couler... Hummm que ça sent bon !
Les collines sont couvertes de caféiers et de bananiers. Nous visitons une hacienda le lendemain. Nous découvrons tout le processus de la production du fameux café, du plant à la graine torréfiée prête à être moulue et dégustée. Un jeune plant a besoin de 24 mois avant de donner sa première graine. Il continuera à produire jusqu'à ses 18 - 20 ans. Les fruits sont d'abord verts puis rouges ou jaunes en fonction des variétés, signe qu'ils sont bien arrivés à maturité. La récolte des fruits se fait tout au long de l'année en Colombie en fonction de l'altitude, un travail difficile puisque les pentes sont raides. Avant le passage par la coopérative, la pulpe et les deux graines sont séparées. Les graines sont ensuite lavées à plusieurs reprises puis sont mises à sécher au soleil pendant 8 à 15 jours. Une fois sèches, la coopérative prend en charge la torréfaction. Les graines blanches se transforment en magnifiques grains noirs très odorants. Il ne reste alors plus qu'à moudre le tout pour la dégustation. Nous avons visité une hacienda artisanale et biologique, ce qui conforte bien notre choix de consommation en France. Les quantités de pesticides utilisées dans les autres cultures ne font pas rêver... 


    Au pied des bananiers, des plants de café.



    Un fruit est mûr, les autres sont verts. Les fleurs viennent de faner pour laisser place à de nouveaux fruits.

   Outils qui sert à séparer la pulpe des graines

   Séchoir à graines

    Étape de la torréfaction

    Il ne reste plus qu'à moudre les grains !

   Dégustation !

Les collègues Somfy, je (Vincent) pense bien à vous qui devez continuer à boire le jus de chaussette quotidien à la machine... C'est bien parce que c'est un moment convivial qu'on le boit celui-là ! ;-)

La bise au café !